Quel impact psychologique des attentats du 13 novembre ?

·1 min de lecture

Cinq ans après les attaques terroristes du 13 novembre 2015, quel est l’état de la santé mentale des victimes, mais aussi des témoins ou des différents intervenants ? C’est pour tenter de répondre à ces questions que Santé publique France lance une nouvelle enquête, avec le CNRS et l’Inserm.

« D’après les résultats de la première vague réalisée quelques mois après les attentats, près de 37% des civils ayant répondu souffraient d’un stress post-traumatique. Certains n’avaient pas recours aux soins, notamment les témoins », explique le Dr Philippe Pirard, médecin-épidémiologiste et coordonnateur de l’étude « 13 novembre ».

5 ans après

Pourquoi une seconde étude ? Parce que la recherche sur le stress post-traumatique suite à des actes terroristes reste encore parcellaire, contrairement aux actes de guerre, par exemple. Et parce que le stress post-traumatique peut apparaître ou perdurer au cours des années suivant l’événement traumatique.

Santé publique France précise : « la deuxième phase de l’étude (…) s’adresse à l’ensemble des personnes exposées aux attentats du 13 novembre 2015, qu’elles aient participé ou non à la première vague ». Elle cherchera à estimer l’impact psycho-traumatique 5 ans après les attentats ainsi que, pour les personnes ayant déjà participé, l’évolution de cet impact depuis 2016. Elle ambitionne également de décrire l’utilisation par ces personnes des dispositifs de soins depuis les événements.

A noter : Le questionnaire est disponible en ligne sur le portail de Santé publique France.