Un impact sur la Lune expliquerait les anomalies des échantillons des missions Apollo

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La grande majorité des échantillons lunaires proviennent de la même zone, ce qui pourrait fausser certaines conclusions concernant leurs caractéristiques.

Dans les rares et précieux échantillons de roches lunaires ramenés lors des missions Apollo, durant les années 1960 et 1970, certains éléments apparaissent bien moins abondants que dans les roches terrestres. C'est le cas des MVEs, les éléments modérément volatils comme le cuivre, le sodium, le potassium ou encore le zinc. Une déplétion qui était pensée comme globale et une conséquence des évènements qui ont conduit à la formation de notre satellite. Aujourd'hui, dans les , Romain Tartèse de l'Université de Manchester explore une nouvelle théorie.

Un impact sur l'Océan des tempêtes

"Plusieurs hypothèses peuvent rendre compte de l'appauvrissement des MVEs dans les roches lunaires. La première suppose qu'ils se sont perdus lors de sa création durant la phase de condensation. Une autre l'explique par le dégazage de l'océan magmatique qui occupait toute la surface lunaire juste après sa formation. Enfin, nous proposons une thèse plus provocatrice et plus locale qui implique un impact au niveau de l'Océan des tempêtes, la zone d'où proviennent la grande majorité des échantillons lunaires" explique le scientifique. En effet, les astronautes des missions Apollo, les sondes Luna et dernièrement la ont tous ramené des échantillons provenant de la face visible de la Lune et proche de cette zone, qui tire son nom du fait qu'elle reste visible dans le dernier quartier de Lune associé au mauvais temps. Du coup, il est possible que cette faible teneur en éléments modérément volatils ne se retrouve pas sur toute la surface de la Lune. Mais difficile d'investiguer d'autres régions sans échantillons : quelques météorites basaltiques pourraient le permettre mais elles sont très rares et leur localité d'origine ne peut être formellement identifiée. De même les engins qui explorent à distance la Lune ne peuvent pas sonder en profondeur le sol lunaire et donc atteindre les basaltes qui abritent les MVEs.

"De récentes simulations indiquent qu'un impact d'un astéroïde [de 700 à 800 kilom[...]

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