Impôts, lycées, code Civil... comment Napoléon a doté la France d'une vraie administration

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L’état de la France en 1799, lorsque se termine la Révolution ? Laissons à Napoléon le soin de le décrire. "On a tout détruit (…) Il y a un gouvernement, des pouvoirs, mais tout le reste de la nation, qu’est-ce ? Des grains de sable. Nous sommes épars, sans système, sans réunion, sans contact…" De fait, il n’est en effet pas beau à voir, notre pays, dix ans après la prise de la Bastille. Les vieilles institutions monarchiques ont été balayées, mais cinq Assemblées, deux Constitutions, un Robespierre et trois ou quatre épurations n’ont pas permis de les remplacer par un système stable et équilibré.

Miné par la corruption, incapable d’asseoir son autorité, harcelé par des oppositions intraitables, le Directoire, dernier avatar de cette décennie tumultueuse, navigue à vue dans une nation qu’il ne contrôle pas. Les finances publiques sont exsangues – en 1799, il ne reste, paraît-il, que 167.000 francs dans les caisses –, l’économie à la traîne, les prêteurs floués (on ne leur a remboursé qu’un tiers de leur mise), l’administration désorganisée et la confiance dans la monnaie proche de zéro. En comparaison, l’actuelle France d’Emmanuel Macron est un jardin fleuri de roses.

C’est dans cette pagaille que fait irruption le général Bonaparte, le 18 brumaire de l’an VII (9-10 novembre 1799). Auréolé de ses victoires, il renvoie chez eux sans coup férir les parlementaires et les ministres, et s’installe dans un fauteuil de Premier consul spécialement taillé pour sa personne. A lui de (...)

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