Impôt mondial sur les bénéfices : l’Irlande aura du mal à défendre son dumping fiscal

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L'Irlande a rejeté mardi 25 mai le projet d'un impôt minimum à 15% sur les bénéfices des multinationales, affirmant qu'elle ne s'alignerait pas sur ce taux. Mais le pays n'a en fait guère les moyens d'empêcher sa mise en oeuvre, ni d'échapper à ses effets.

Une voix discordante dans l'enthousiasme ambiant. L’Irlande a rejeté mardi 25 mai le projet d’un impôt minimum de 15% sur les bénéfices des multinationales, proposé cinq jours plut tôt par les Etats-Unis. Le ministre des Finances irlandais a en effet indiqué que son pays n’avait pas l’intention d’augmenter son propre taux légal, qui est aujourd’hui l’un des plus bas au monde à seulement 12,5%. De quoi mettre des bâtons dans les roues du projet, alors que l’île est une plaque tournante des stratégies d’optimisation fiscale en Europe ? En réalité, le pays n’aurait guère les moyens d’empêcher la mise en œuvre du dispositif, ni d’échapper à ses répercussions.Le projet d’impôt minimum vise à entraver l’évasion fiscale des multinationales, qui minimisent leur obole en localisant leurs profits dans des pays à la fiscalité favorable. " Ces [dernières] enregistrent aujourd'hui des bénéfices faramineux dans une poignée de paradis fiscaux, au premier rang desquels l'Irlande, le Luxembourg, les Pays-Bas, Singapour, Hong Kong et les Bermudes ", relevait en mai 2018 l’économiste et professeur à Berkeley Gabriel Zucman, dans une tribune publiée par Les Echos. Fixer un impôt minimum créerait une ligne de flottaison en dessous de...

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