Immobilier: une rentrée qui s’annonce agitée

Errard, Guillaume
Si les hausses de taux sont limitées pour l’instant avec des prix qui grimpent, des turbulences sont en vue pour septembre. / Khakimullin Aleksandr/Shutterstock

Si le bilan de ce premier semestre marqué par 2 mois de confinement reste sur sa lancée à la hausse des prix, la musique risque de changer à la rentrée.

Le premier semestre vient de s’achever et l’heure est au bilan. Si l’activité immobilière a été sévèrement impactée par le confinement, il n’en a rien été des prix et des taux de crédit. Les premiers restent élevés et les seconds n’ont finalement pas tant grimpé que cela. Le marché est si incertain qu’il peut nous réserver des surprises. La dernière en date? Une surprenante poussée des prix au mois de juin: +0;4% à Paris, +0,5% à Bordeaux, +0,7% à Lyon et même +0,8% à Lille, selon Meilleurs Agents.

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De manière totalement inattendue, l’écart de perception entre les vendeurs et les acheteurs, qui s’était creusé pendant le confinement (19 points), est revenu à un niveau plus normal (10 points). «Des acheteurs solvables et qui n’avaient pas de crainte pour leur emploi n’ont pas attendu un hypothétique recul des prix pour se lancer», analyse Thomas Lefebvre, directeur scientifique de Meilleurs Agents.

Mais à l’instar des marchés financiers, cette courbe risque de connaître quelques soubresauts à la rentrée. Avec l’envolée du chômage et des licenciements, la situation sera sans doute bien différente dans quelques mois. L’indicateur de tension immobilière de Meilleurs Agents, qui permet de prendre le pouls du marché pour les prochains mois, indique déjà une contraction du nombre d’acheteurs.

C’est notamment le cas à Lyon et à Rennes qui ne comptent plus que 7% et 9% d’acquéreurs de plus que de vendeurs (contre 16% et 27% avant le confinement). «Les acheteurs négocient plus et se précipitent moins. On se rapproche d’une baisse des prix», décrypte Thomas Lefebvre. De quoi calmer l’euphorie actuelle avant de parler de véritable catastrophe.

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