Immobilier : des coopératives pour acheter moins cher

Propriétaire ou locataire ? Et s'il existait une troisième voie à mi-chemin entre la propriété et la location, pour un logement à prix modéré ? C'est le principe des coopératives d'habitants. À Toulouse (Haute-Garonne), Tess Leduc, retraitée, vit dans un immeuble coopératif depuis deux ans. Pour son deux pièces de 43 m2, l'ancienne agricultrice paye 236 euros par mois, soit la moitié du prix du marché. "Avec 640 euros de retraite, on ne peut pas vivre à Toulouse, alors que là, je vis dans un cadre super", commente-t-elle. 10 en France, mais des centaines en Suisse

17 foyers constituent la coopérative. Chacun vient avec un apport, compris entre 1 000 euros pour les moins aisés jusqu'à 130 000 euros. C'est la coopérative qui a fait construire l'immeuble et a emprunté 2 millions d'euros. Elle est propriétaire du bâtiment et chaque mois, via leur loyer, les habitants remboursent le prêt en fonction de leurs ressources. Il a fallu huit ans pour que le projet aboutisse. Le système est viable économiquement, puisque les hauts revenus compensent les autres. En plus de la solidarité, les coopérateurs peuvent aussi compter sur des espaces communs, comme une chambre d'amis, un local vélo, une buanderie... Dans l'immeuble, tout est décidé collectivement. Pour l'instant, il n'existe que dix coopératives d'habitants en France. Elles sont bien plus courantes en Suisse, où elles se comptent par centaines.