Immigration : l'Italie, la Grèce, Malte et Chypre dénoncent la gestion des flux de migrants dans l’UE

© Daniel Cole/AP/SIPA

Après le bras de fer entre la France et l’Italie au sujet de l’accueil des 230 migrants de l’Ocean Viking , les tensions en Europe ne sont pas terminées concernant l’immigration. Quatre États européens, considérés comme les « pays de première entrée en Europe » pour les migrants, ont vivement dénoncé ce samedi le système de gestion des flux de l’immigration dans l'Union européenne (UE). L’Italie, la Grèce, Malte et Chypre ont rédigé une déclaration commune publiée à Rome et relayée notamment par l’AFP.

La « décevante » répartition des migrants entre les États

Les ministres de l'Intérieur d'Italie, de Malte et de Chypre et le ministre des Migrations grec ont fait savoir dans ce communiqué que leur pays étaient les premiers à devoir « soutenir le poids le plus difficile dans la gestion des flux migratoires en Méditerranée ». Et ce, « dans le plein respect des obligations internationales et des règles de l’UE ».

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Les quatre ministres ont également pointé le résultat « décevant » des engagements pris par l’UE au Luxembourg en juin dernier. Il avait été convenu de mettre en place un « mécanisme volontaire de solidarité », qui aurait dû répartir 10 000 personnes la première année dans d'autres pays que ceux de première entrée, rappelle l’AFP. Mais l’objectif des 10 000 relocalisations n’a jamais été atteint et « représente seulement une part très petite du chiffre effectif d'arrivées irrégulières ...


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