Immigration: l'Italie de Georgia Meloni s'oppose frontalement à ses voisins européens

AFP - CHRISTOPHE SIMON

En une semaine, un millier de migrants embarqués sur les 4 bateaux d’ONG humanitaires ont été empêchés de débarquer en Italie. Rome exigeait un tri sélectif des réfugiés à bord, pour limiter les débarquements aux seules personnes fragiles, contrairement aux conventions internationales et aux accords européens. Sans succès.

L’Italie d’il y a quatre ans menée par Matteo Salvini à l’époque ministre de l’Intérieur est de retour. Dans l’esprit du nouveau gouvernement italien - les ONG humanitaires favorisent les trafiquants d'êtres humains. Si on les laisse faire, elles stimulent les départs en donnant à de pauvres gens désespérés l’illusion d’une vie meilleure en Europe. Les slogans de la campagne électorale font maintenant partie du discours officiel : les ONG sont des taxis de la mer. Il faut aider les Africains à rester chez eux. Il est immoral de faire arriver des personnes qui finiront au mieux par n'être qu’une main d’œuvre à bon marché chez nous. Et puis il y a le vieux refrain « personne ne nous aide ».

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