Immigration en Italie: condamnation de Mimmo Lucano, ancien maire de Riace

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En Calabre, l'ancien maire de Riace, Mimmo Lucano, qui avait transformé son village en havre de paix pour les migrants, est accusé de délits allant de l'aide à l'immigration clandestine à l'abus de pouvoir et à la fraude aux dépens de l'État. Son procès s'est achevé par une condamnation à une peine de plus de 13 ans de prison. Pratiquement le double de celle requise par le procureur de Locri. Symboliquement cette condamnation marque la fin du modèle de Riace.

Avec notre correspondante à Rome, Anne Le Nir

L'histoire de la renaissance de Riace grâce aux demandeurs d'asile, logés dans des maisons abandonnées par leurs propriétaires, fit le tour du monde lors de la sortie du documentaire Il volo du cinéaste allemand Wim Wenders, en 2010.

Dans ce court–métrage, Mimmo Lucano, maire du village calabrais entre 2004 et 2018, racontait son modèle d'intégration sociale et économique inédit.

Mais sans les fonds de l'État italien, l'expérience se serait achevée bien avant le procès ouvert en 2019, après trois ans d'enquêtes. Il s'est conclu par une très lourde condamnation : 13 ans et 2 mois de réclusion pour l'ancien édile.

Mimmo Lucano est accusé, entre autres, d'aide à l'immigration clandestine et de détournement de fonds au détriment de l'État. Ses avocats ont annoncé qu'ils feront appel après avoir dénoncé « une sentence extravagante et exorbitante ». De fait, la décision de justice relance la bataille entre la gauche, qui soutient Mimmo Lucano, et l'extrême droite qui a toujours fustigé ses initiatives en faveur des migrants.

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