Immigration. Gérard Collomb : «C’est un projet de loi totalement équilibré»

Jannick Alimi et Pauline Théveniaud
Le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb

Le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, reste ferme sur les orientations de son projet de loi sur l’asile et l’immigration, critiqué par les associations.


Les associations parlent d’un projet de loi déséquilibré, où le volet sécuritaire l’emporte sur l’humanitaire. Est-ce une fermeté que vous revendiquez ?

Gérard Collomb. C’est un projet de loi totalement équilibré. Il reprend deux grands principes : la France doit accueillir les réfugiés, mais elle ne peut accueillir tous les migrants économiques. Cette année, 100 000 personnes ont déposé une demande d’asile, 85 000 n’ont pas été admises aux frontières. Il est impossible d’accueillir dignement 185 000 personnes par an. C’est une ville comme Rennes !

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Allez-vous maintenir la circulaire, très contestée, sur le recensement des migrants dans les centres d’hébergement d’urgence ?

Bien sûr. Cette circulaire a été extrêmement caricaturée, mais elle est assez nuancée. Qu’est-ce que nous disons ? Vous avez aujourd’hui des personnes qui ont un statut de réfugié : elles ont vocation à aller dans un logement stable. Il y a aussi ceux qui n’ont pas encore entamé les démarches de demande d’asile : nous allons leur permettre de le faire. Enfin, il y a les déboutés. Nous allons les orienter vers le guichet de manière à pouvoir suivre la procédure normale. Il n’y a là rien que le respect des règles de la République. L’accueil inconditionnel, oui. Mais pas indifférencié.

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Vous comptez doubler la durée de rétention administrative. Que prévoyez-vous pour les centres ?

Nous allons ouvrir 200 places d’ici à la fin du mois de janvier et 200 autres en 2018. Pour aller plus vite, nous allons construire des bâtiments adaptés en préfabriqué. Ce ne sont pas les baraquements d’il y a trente ans, mais de vrais bâtiments qui se montent en huit mois seulement.

Vous (...)

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