Immigration: Élisabeth Borne tempère l'offensive de Gérald Darmanin

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En France, l'ambitieux Gérald Darmanin va devoir patienter. Une semaine après avoir annoncé que son projet de loi sur l'immigration serait à la rentrée devant le Parlement, le ministre de l'Intérieur a été contraint par Matignon de le reporter. La Première ministre lui a demandé d'organiser, d'abord, un « grand débat » avec tous les acteurs du sujet. La thématique est explosive et le ministre cherche peut-être un peu trop la lumière.

Depuis le début de l'été, Gérald Darmanin multiplie les déclarations fracassantes contre ceux qu'il appelle les « étrangers délinquants ».

Fin juillet, le ministre de l'Intérieur a ainsi dit « assumer une forme de double peine », réclamant que les étrangers condamnés en France soient ensuite expulsés.

Ce jeudi 4 août, l'ancien LR, admirateur de Nicolas Sarkozy, en a remis une couche. Au journal Le Figaro, il a dit son intention d'étendre, de un à trois ans, la possibilité de maintenir un étranger en centre de rétention.

Il voudrait aussi permettre l'expulsion des étrangers condamnés pour des crimes et délits graves, même s'ils sont mariés en France ou arrivés sur le territoire avant l'âge de 13 ans.

Son objectif : parler à l'électorat d'extrême droite et tendre la main à la droite.

Mais voilà, Élisabeth Borne a mis le holà. Le ministre devra d'abord consulter les partis politiques, partenaires sociaux et la société civile.

La Première ministre sait trop bien que l'immigration pourrait enflammer l'Assemblée à l'automne.


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