Immeubles effondrés à Marseille : quand les arrêtés de péril sont-ils pris ?

franceinfo
En deux ans, deux arrêtés de ce type avaient été enclenchés par la municipalité en raison de la dangerosité de la structure de deux des immeubles qui se sont effondrés lundi, rue d'Aubagne.

Les habitants de Marseille s'interrogent après l'effondrement de bâtiments dans la rue d'Aubagne, lundi, qui a fait six morts. Parmi les trois immeubles à terre, le 63 était "fermé et muré", selon la mairie, qui l'avait racheté après avoir pris un arrêté de péril en 2008. Tout comme le 67, abandonné et muré depuis l'été 2012. En revanche, au numéro 65, neuf appartements sur dix étaient habités. Cet immeuble était une copropriété. Il avait fait l'objet, le 18 octobre, d'une "expertise" suivie de "travaux de confortement permettant la réintégration des occupants". Que sont ces arrêtés de péril et quelles sont les obligations en la matière ?

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Les occupants, les passants, des tiers... Tout le monde peut signaler un risque à l'administration. "Après l'effondrement d'un immeuble à Montreuil en 2011, quelqu'un a raconté qu'il avait vu le bâtiment bouger avant le drame, explique-t-on à la Délégation interministérielle à l'hébergement et à l'accès au logement (Dihal). Il aurait été mieux de faire un signalement." Si vous jugez que la sécurité ou la santé des occupants est menacée, il est donc recommandé de prévenir les autorités (maire, préfecture ou agence régionale de santé).

La mairie a trois mois pour constater les faits

Une fois avertie, l'administration dispose de trois (...)

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