"Qui imagine un seul instant le général de Gaulle mis en examen ?" : la phrase boomerang de François Fillon quelques mois avant le "Penelopegate"

France 2
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François Fillon, l'unique Premier ministre du quinquennat de Nicolas Sarkozy (2007-2012), commence à s’imaginer un destin de numéro un, alors que le nom du président de la République est cité dans différentes affaires judiciaires. Et pour se démarquer de celui qui le considérait comme son "collaborateur", le locataire de l’hôtel de Matignon décide de franchir le Rubicon…

Ce 28 août 2016, le futur vainqueur de la primaire de la droite et du centre organisée au mois de novembre suivant, en éliminant Nicolas Sarkozy au premier tour et battant Alain Juppé au second, s’exprime à Sablé-sur-Sarthe, la commune dont il a été le maire de 1983 à 2001 : "Il ne sert à rien de parler d’autorité quand on n’est pas soi-même irréprochable… Qui imagine un seul instant le général de Gaulle mis en examen ?"

"C’était dramatique cette phrase, dramatique…"

"Il y a des choses qu’on ne dit pas et même, à la limite, qu’on ne pense pas. C’était dramatique cette phrase, dramatique…" dit l’ancien député UMP Etienne Pinte au magazine "13h15 le dimanche" (replay). Henri Guaino, ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, ajoute : "Est-ce que ce sont franchement des arguments dignes d’un homme politique qui prétend devenir président de la République ? Il n’y a plus de commentaires à faire sur cette phrase, mais encore une fois, l’Histoire a tranché." Pris dans la tempête du "Penelopegate" en 2017 avec les révélations du (...)

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