Images du James Webb : "Nous espérons voir les toutes premières galaxies se former"

NASA

Après la diffusion des premières images du télescope spatial James Webb le 12 juillet 2022, deux astrophysiciens confient leur satisfaction devant leur parfaite qualité et envisagent une avalanche de résultats scientifiques dans les mois à venir.

Le 12 juillet 2022 à 16h30, la Nasa, en collaboration avec l’Agence spatiale européenne (ESA) et l’Agence spatiale canadienne, a révélé au monde entier . Une première qui annonce une avalanche de données scientifiques à venir, comme le confient deux acteurs de cette aventure du JWST que Sciences et Avenir a pu interviewer, à peine remis de leurs émotions…

Pierre-Olivier Lagage, astrophysicien au CEA (Saclay, Essonne), est le coresponsable de l’instrument MIRI (Mid-InfraRed Instrument). Cette caméra observe l’Univers dans une gamme de longueurs d’onde, de 5 à 28 microns, correspondant à l’infrarouge moyen. Le chercheur savoure particulièrement ce moment car comme il le rappelle, MIRI n’était pas prévue au départ du projet. "Et lorsque nous l’avons proposée en 1998, elle ne faisait pas l’unanimité. C’était le seul instrument qui devait être refroidi activement [jusqu’à -264°C tandis que les autres instruments sont refroidis par l’espace]. A l’époque, nous ne savions pas fabriquer de telles machines frigorifiques pour le spatial." Autre frein à MIRI, son utilité… "Les astrophysiciens n’étaient pas sensibles à ce que l’on verrait dans l’infrarouge moyen. Il y avait eu très peu d’observations depuis le sol parce qu’elles sont difficiles à réaliser." Les défenseurs de MIRI ont finalement su convaincre la communauté. Grâce à sa large couverture dans l’infrarouge, MIRI étudiera aussi bien les galaxies très lointaines, que la formation des étoiles, ou la composition de l’atmosphère des exoplanètes à des longueurs d’ondes encore peu explorées, voire pas du tout avec un télescope d’un tel diamètre.

La beauté des spectres

Côté exoplanète, la Nasa a justement diffusé une image en apparence beaucoup moins séduisante que les autres. Il s’agit d’un spectre, autrement dit un graphique représentant l’émission d’un astre à différentes longueurs d’onde infrarouges. L’objet en question est l’exoplanète WASP-96b, une géante gazeuse située à 1.120 années-lumière de la Terre. Les raies d’é[...]

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