Des images inédites du plus grand canyon du Système solaire

Notre voisine la Planète rouge ne s’appelle pas Mars par hasard, c’est bien sûr sa couleur rouge bien visible à l’œil nu depuis la Terre, qui lui vaut ce nom du dieu de la Guerre à Rome (hérité de Babylone et de la Grèce). Alors, quand deux millénaires après César, de 1962 à 1971, les sondes Mariner dévoilèrent pour la première fois des détails de Mars comme on n’en avait jamais vu auparavant, révélant un monde désolé et sec, et arborant une énorme balafre longue de près de 4.000 kilomètres, comment ne pas penser au visage d’un guerrier blessé. Nommée Valles Marineris en l’honneur de Mariner 9 qui a fait sa découverte, cette blessure impressionnante par ses dimensions n’est autre que le plus long, le plus large et le plus profond canyon du Système solaire.

Ius Chasma, à gauche, et Tithonium Chasma, à droite, sont une partie de l'immense canyon Valles Marineris. Image acquise le 21 avril 2022. © ESA, DLR, FU Berlin, CC BY-SA 3.0 IGO
Ius Chasma, à gauche, et Tithonium Chasma, à droite, sont une partie de l'immense canyon Valles Marineris. Image acquise le 21 avril 2022. © ESA, DLR, FU Berlin, CC BY-SA 3.0 IGO

Sa formation serait liée à la plaque tectonique qui s’est déchirée à cet endroit il y a des milliards d’années, laissant une échancrure très spectaculaires qui se termine à l’ouest par un réseau de vallée, le Labyrinthe de la Nuit. Ici, sur ces images prises par la vénérable sonde spatiale européenne Mars Express — elle connait la Planète rouge « comme sa poche » puisqu’elle la survole depuis bientôt 20 ans —, nous n’en sommes pas loin, précisément à l’est, devant les canyons Tithonium Chasma et Ius Chasma.

Mise en perspective de l'intérieur de Tithonium Chasma où se dresse une montagne aux flancs labourés par le vent. © ESA, DLR, FU Berlin, CC BY-SA 3.0 IGO
Mise en perspective de l'intérieur de Tithonium Chasma où se dresse une montagne aux flancs labourés par le vent. © ESA, DLR, FU Berlin, CC BY-SA 3.0 IGO

Dans les profondeurs de Valles Marineris

Sur les parois de ces deux entailles, on peut observer l’action du vent qui, depuis des milliards d’années, est le maître d’œuvre de cet environnement, l’érodant patiemment, à la différence du Grand Canyon sur Terre (tellement plus petit), creusé par le fleuve Colorado. Les débris s’amoncellent au fond, des milliers de mètres plus bas. Là,...

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