EN IMAGES. Ces animaux champions de la régénération

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Ils sont dotés d'un super-pouvoir : celui de faire repousser tout ou partie de leur corps. À l'œuvre, des mécanismes fascinants que les biologistes décryptent de mieux en mieux.

Cet article est issu du magazine Sciences et Avenir - Les Indispensables n°207, daté octobre/ décembre 2021.

Pouvoir remplacer un organe abîmé, régénérer un membre arraché... Loin d’être limitées au célèbre lézard capable de faire repousser sa queue, ces prouesses qui pour nous, êtres humains, relèvent de la science-fiction, s’avèrent bien plus répandues qu’on pourrait le penser dans le monde animal. Rien que chez les invertébrés, l’autotomie la faculté de perdre délibérément une partie de son corps face à un prédateur, pour généralement la régénérer ensuite a été observée chez plus de 200 espèces. Pour une araignée, un phasme ou un coléoptère, rien de plus naturel que de voir une patte perdue repousser à la mue suivante. Quant aux crabes, de nombreuses entreprises de pêche à travers le monde n’hésitent pas à en arracher les pinces avant de relâcher les animaux pour qu’ils régénèrent leurs membres manquants entre deux campagnes de pêche. Sans parler des nématodes, planaires et autres vers, capables de former un nouvel individu à partir de quelques cellules. Les capacités de régénération sont en réalité tellement répandues dans le monde animal que leur absence chez les animaux à sang chaud, mammifères et oiseaux, fait presque figure d’exception. Sans que l’on sache vraiment pourquoi nous avons perdu ce super pouvoir...

Le gecko, un petit nerveux !

En 2017, le biologiste Matthew Vickaryous, de l'université de Guelph (Canada), a observé en détail ce qui se passait au niveau cellulaire après qu'un gecko léopard a perdu sa queue. Très répandue dans les élevages amateurs, cette espèce se trouve être l'une des plus rapides à renouveler l'appendice sectionné, généralement en moins d'un mois. Juste après la perte, le biologiste canadien a pu constater une prolifération de cellules souches neurales (c'est-à-dire capables d'engendrer des cellules spécialisées du système nerveux) bien particulières au niveau de la moelle épinière, produisant un savant cocktail de protéines. Une[...]

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