Ils défient le confinement et dessinent un cœur dans les Alpes pour leurs "libertés volées"

Louise Wessbecher
·Journaliste cheffe de la rubrique culture, médias et divertissement
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Des manifestants pour "un accès responsable à la montagne et à la nature", sur le massif de la Tournette, dans les Alpes, le samedi 14 novembre 2020 (Photo de Mathis Decroux / DR) (Photo: Mathis Decroux)
Des manifestants pour "un accès responsable à la montagne et à la nature", sur le massif de la Tournette, dans les Alpes, le samedi 14 novembre 2020 (Photo de Mathis Decroux / DR) (Photo: Mathis Decroux)

NATURE - “Pour nos libertés volées et pour un accès responsable et logique en montagne”. Dans la soirée de ce samedi 14 novembre, plusieurs dizaines de personnes ont formé un cœur lumineux à quelque 1500 mètres d’altitude, sous le sommet de la Tournette dans les Alpes. Leur revendication? Obtenir un élargissement de la règle “un kilomètre, une heure” imposée par le confinement.

Vendredi 13 novembre au soir, les Grenoblois avaient vu apparaître un cœur éclairé sur le massif de Belledonne. Le lendemain, aux alentours de 18h30, c’est sur la Tournette, au-dessus du lac d’Annecy, qu’un symbole similaire a été immortalisé. Des “manifestants” du grand air, équipés de frontales, qui réclament l’ouverture des montagnes à une pratique raisonnable du sport.

“La montagne, c’est tout pour moi”, souffle au HuffPost Morgan Akhourfi, 19 ans, l’un des participants de cette action sur la Tournette. Passionné de ski extrême et d’alpinisme, il envisage de devenir pisteur et guide de haute montagne. Et pour lui, il est inimaginable de rester enfermé chez lui.

“Je skie tout le temps, tous les jours. Après les cours, ou après le boulot, je vais en montagne. J’ai besoin d’être tout le temps dehors, sans ça, je me sens privé de mon sentiment de liberté”, raconte celui qui avoue ne pas avoir non plus respecté le premier confinement au pied de la lettre.

“Nous ce qu’on demande, c’est un accès responsable à la montagne”, assure le jeune homme qui vit à Chambéry. “On aimerait que le rayon de 1km soit élargi au moins à 5 km ou 10 km, ça changerait tout.”

"On s'est réunis pour proposer une ouverture des montagnes à une pratique raisonnable du sport", décrit Mathis Decroux (Photo: Instagram / Mathis Decroux)
"On s'est réunis pour proposer une ouverture des montagnes à une pratique raisonnable du sport", décrit Mathis Decroux (Photo: Instagram / Mathis Decroux)

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.