Ile-de-France : le bruit des transports nous casse la santé

Laurence Allezy et Olivier Debruyne
Sébastien MORELLI

On savait que le bruit nous portait sur le système. Une étude très fouillée de Bruitparif le démontre encore avec force : un francilien peut perdre plus de trois ans de vie en bonne santé à cause des décibels trop élevés.


Le chiffre fait peur mais illustre parfaitement la réalité quotidienne vécue par les franciliens : 90% des habitants de la Métropole souffrent du bruit. C’est une conclusion d’une étude très détaillée de Bruitparif, l’observatoire du bruit en Ile-de-France. « Plus de 9 millions de personnes sont exposées à des niveaux de bruit supérieurs aux valeurs recommandées par l’Organisation mondiale de la santé » dévoile le rapport. Pour illustrer son travail, Bruitparif calcule le temps de vie en bonne santé perdu à cause des nuisances sonores.

« En croisant les différentes informations, nous obtenons des résultats en année de vie de bonne santé perdue, explique Fanny Mietlicki, directrice de Bruitparif. Cela nous a permis d’établir que la perte moyenne par habitant est de 11 mois. On a noté de fortes disparités puisque dans les zones les plus exposées cela va jusqu’à trois ans de perte ». Un chiffre : 107 770. C’est le nombre total d’années de vie en bonne santé perdues chaque année en Ile-de-France à cause du bruit.

L’impact du bruit routier est le plus fort

Dans ce document, jamais réalisé à une telle échelle de précision, l’organisme classe le bruit comme « la seconde cause de morbidité derrière la pollution atmosphérique ». On ne parle pas là du mal de crâne parce qu’un avion passe au-dessus de votre tête ou que la voie rapide en face de chez vous fait monter les décibels. Le risque sanitaire est sérieux : au-delà des troubles auditifs, Airparif pointe notamment les perturbations du sommeil. Et les nuisances sonores peuvent également favoriser les maladies cardiovasculaires.

« A l’échelle de la zone étudiée, c’est le bruit routier qui a le plus d’impact sanitaire devant le bruit ferré et l’aérien » précise Fanny Mietlicki. Les riverains des aéroports de (...)

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