Il n’y a que 110 euros dans la caisse, le braqueur renonce par pitié

Emu par sa victime, un braqueur repart sans la caisse - Getty Images (Getty Images)

Jeudi 12 janvier 2023, un braqueur a tenté de dérober le contenu de la caisse d’un caviste bruxellois. Mais lorsque l’homme a réalisé qu’il n’y avait que 110 euros, il a décidé de laisser l’argent au commerçant.

Les crises ont parfois des conséquences étonnantes. A Bruxelles, en Belgique, celle de l’énergie a provoqué une étonnante histoire de braquage. En effet, comme le raconte la chaîne de télévision TF1, un braqueur a décidé de laisser l’argent qu’il venait dérober après avoir constaté les faibles revenus de sa victime, un caviste installé dans la capitale belge.

Le jeudi 12 janvier dernier, un braqueur pénètre donc chez un caviste par la porte de derrière et braque son arme sur une employée du commerce. "Il l’a prise par l’épaule, il l’a ceinturée, il lui a placé son arme sur le ventre", raconte Mikaël Thil, le caviste, à nos confrères. Le voleur entre ensuite dans le bureau et pointe son arme sur le patron, puis il exige qu’il lui remette le contenu de sa caisse. Mais lorsque celui-ci s’exécute, il n’y a que 110 euros dedans. Le braqueur demande où se trouve le reste de l’argent. Aussi surprenant que cela puisse paraître, la réponse du commerçant le pousse à se raviser.

Le reflet de la situation des petits commerçants

"C’est à ce moment-là qu’on lui a expliqué que malheureusement, la conjoncture et les crises actuelles faisaient que nous n’avions pas plus à lui donner. En fait, il se rétracte et il me dit clairement ‘garde ton argent’. J’ai presque l’impression de lire dans ses yeux ‘tu en as bien plus besoin que moi’", a encore expliqué le commerçant. Puis, le délinquant quitte les lieux sans demander son reste.

Étrangement touchante, cette histoire étrangement a passionné la Belgique dont elle a fait les gros titres ces derniers jours. Et pour cause, elle illustre tristement l’impact économique de la crise des prix de l’énergie sur les petits commerçants ainsi qu’une certaine forme de solidarité au sein de la société belge. Au point que Mikaël Thil a conclu ainsi : “Je suis presque déçu de ne rien avoir pu donner à ce pauvre braqueur. Le constat aujourd’hui, c’est que le braquage a lieu au quotidien avec les surcoûts qu’on doit absorber, avec les crises successives, le manque d’aide...".

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