IEP de Grenoble : où sont les fascistes ?

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L’une des questions que pose l'affaire de Sciences Po Grenoble est de savoir si un professeur doit accepter stoïquement d’être traité de fasciste au motif qu’il rappelle la définition d’un mot. Une autre question est de savoir si nous pouvons laisser tranquillement écrire et proclamer par des étudiants enivrés de leur courage antifasciste que " l’islamophobie tue ". Jusqu’à preuve du contraire, ce qui a beaucoup tué en France ces dernières années, ce n'est pas une supposée islamophobie.

L’homme est apparu sur les plateaux de télévision, visiblement affecté. Indigné. De son léger accent allemand, le professeur agrégé a décrit la polémique à l’Institut d’études politiques (IEP) de Grenoble, le placardage de son nom et de celui d’un de ses collègues, avec ces mots, " des fascistes dans nos amphis " les enseignants et la direction de l’IEP, bien sûr solidaires, dénonçant une " mise en danger " par ce placardage et sa diffusion sur les réseaux sociaux, mais sans jamais s’avancer sur le fond. Sans jamais affirmer clairement qu’un professeur refusant le concept d’" islamophobie d’État " et distinguant la " peur de l’islam " de la " détestation envers les musulmans ", que l’on soit d’accord ou non avec cette position, n’a rien d’un fasciste."Islamo-gauchisme" ?Il est assez piquant que cet épisode arrive quelques jours après le psychodrame autour de l’" islamo-gauchisme ", concept, nous l’avons écrit, vidé de sa substance par une droite et une extrême droite qui l’utilisent...

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