"Iel" : une polémique qui n’est pas neutre

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C’est un petit couac auquel on ne s’attendait pas forcément au sein du gouvernement : il a opposé cette semaine Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Education nationale à Elisabeth Moreno, la ministre déléguée chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes.

Le sujet du désaccord, c’est le moins qu’on puisse dire, n’est pas neutre : c’est la défense de la langue française. Il y a quelques jours, on apprenait que Le Petit Robert avait décidé d’inclure dans son dictionnaire en ligne une grande nouveauté, un mot totalement fabriqué, le pronom « iel », issu de la contraction entre il et elle. Un pronom qui serait donc utilisé pour parler de quelqu’un, homme ou femme, qui ne se sent ni l’un, ni l’autre, ou les deux. Ni il, ni elle, iel. Introduire un tel mot dans un dictionnaire de référence, c’est franchir un pas important dans la progression de ce qu’on appelle l’écriture inclusive, cette sorte de torture de l’orthographe inventée pour mettre à égalité le masculin et le féminin dans la langue française. Une louable intention, sur le principe, mais un enfer militant dans la réalité. En particulier lorsqu’il faut, au nom de l’écriture inclusive, exprimer à la fois le masculin et le féminin pour parler d’un groupe, ou d’un métier, ou d’une activité. Pour désigner des ingénieurs, on écrira par exemple « les ingénieur.e.s ». Naturellement, Jean-Michel Blanquer a immédiatement dénoncé cette initiative du dictionnaire.

Il a protesté en répétant que "l’écriture inclusive n’est pa...


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