Bertrand Tavernier s'est toujours battu pour ses films, malgré son statut

Valentin Etancelin
·Journaliste, Le HuffPost
·1 min de lecture
Betrand Tavernier, ici au mois de décembre 2019 à Marrakech, est décédé le 25 mars 2021. (Photo: Stephane Cardinale - Corbis via Corbis via Getty Images)
Betrand Tavernier, ici au mois de décembre 2019 à Marrakech, est décédé le 25 mars 2021. (Photo: Stephane Cardinale - Corbis via Corbis via Getty Images)

CINÉMA - C’est un nouveau coup dur pour le cinéma français. Ce jeudi 25 mars, le célèbre cinéaste Bertrand Tavernier est décédé à l’âge de 79 ans à Sainte-Maxime, dans le Var.

Son nom est bien connu des cinéphiles, mais aussi du grand public. “La mort en direct”, “Coup de torchon”, “Un dimanche à la campagne”... Le président de l’Institut Lumière comptait à son actif pas moins de 29 longs-métrages en tant que réalisateur, 92 nominations et plus d’une dizaine de récompenses.

Un BAFTA Award, des César, un Lion d’Or d’honneur à Venise, un Ours d’or à Berlin. La carrière de Bertrand Tavernier, longue d’une quarantaine d’années, n’a jamais cessé d’être remarquée, distinguée et appréciée. Pourtant, celui-ci a toujours dû se battre pour permettre à ses films de voir le jour.

À commencer par “L’Horloger de Saint-Paul”, un premier long-métrage qui lui a valu le Prix Louis Delluc et un Ours d’Argent. “Il m’a fallu quatorze mois pour obtenir le financement, expliquait-il dans une interview, donnée à l’occasion du Festival du film de Sydney, en 1999. Le tournage a été très rapide et plein de passion.”

Le même problème

“Depuis j’ai réalisé plus de vingt films, poursuivait-il. J’ai eu beaucoup de mal à leur trouver un financement. À chaque fois, c’était le même problème que pour ‘L’Horloger de Saint-Paul’, les scénarios étaient refusés. Personne ne voulait financer les films que j’avais envie de faire. Mes deux plus gros succè...

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.