Ibrahim Maalouf, l'harmonie retrouvée

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Un mariage à l’automne dernier, un bébé pour l’été et une relaxe dans le procès où il était accusé d’agression sexuelle : l’avenir repasse en mode majeur pour le musicien franco-libanais. Le 14 juillet, il interprétera « La Marseillaise » au Champ-de-Mars. « Un honneur, confie-t-il, et un juste retour des choses après ce que j’ai traversé ces dernières années. »

« Je m’appelle Ibrahim, je suis libanais, chrétien. J’aurais pu m’appeler Georges ou Michel, mais il se trouve que mes parents ont choisi ce prénom qui leur plaisait et qui, pour beaucoup qui ne me connaissent pas, rime avec musulman ou juif. » Ainsi se présente-t-il. Incarner tant de croyances confère, d’après lui, le devoir de donner le meilleur de soi-même.

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Nul autre que le destin, qui l’a fait naître à Beyrouth sous les bombes en novembre 1980, ne l’a missionné pour cela. De la guerre civile qui a contraint ses parents à l’exil en France, garde des souvenirs marquants. Ceux de périlleux allers-retours, quelques mois par an : « On arrivait en bateau depuis Chypre, puisque l’aéroport était fermé. J’avais 5 ou 6 ans. Lorsque pointaient au loin les deux cheminées du port de Beyrouth, il fallait éteindre toutes les lumières en vue de l’accostage. Recroquevillés dans le noir, nous attendions des heures. Les obus sifflaient… »

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En primaire, Ibrahim se distingue, contant ses vacances « chaotiques » quand ses camarades narrent les rivages paisibles des rivieras européennes. « Cela a forgé ma personnalité, je me suis toujours senti différent », admet-il. Au début des années 1990, ses parents envisagent de revenir au Liban, lui et sa sœur s’y opposent : « Nos écoles, nos amis et nos vies étaient ici. » Maalouf se sent bien en France ; à 9 ans, il quitte un établissement privé catholique pour s’inscrire dans le public : « C’est l’école de la République qui m’a aidé à m’intégrer. »

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