Ian Nepomniachtchi décroche une seconde chance de devenir champion du monde d’échecs

Photo Pierre-Philippe Marcou / AFP

De toute évidence, sa cuisante défaite lors de la finale du championnat du monde, en décembre dernier, n’a en rien entamé la motivation d’Ian Nepomniachtchi. Le grand maître russe s’est une seconde fois imposé, ce 3 juillet, comme le vainqueur du tournoi des Candidats. Implacable sur l’échiquier, il a survolé la compétition qui se déroulait à Madrid depuis le 17 juin. Le site spécialisé ChessBase recense : “En 13 rondes, le prétendant au titre de champion du monde a engrangé cinq victoires (dont trois avec les noirs) et huit nulles.”

Ce lundi 4 juillet, il reste aux huit candidats une partie à disputer, mais les scores ont déjà livré leur verdict. Une défaite du Russe face à Jan-Krzysztof Duda, grand maître polonais qui a jusqu’ici peu brillé dans le tournoi, n’y changerait rien.

Imposer son style

La dynamique de Nepo, de partie en partie, est apparue rapidement. Néanmoins, un petit peloton de tête lui a donné du fil à retordre, l’amenant dans des positions délicates : les Américains Fabiano Caruana (une encyclopédie humaine quant à la théorie des ouvertures) et Hikaru Nakamura (capable d’une grande précision de calcul dans les situations critiques), ainsi que le Chinois Ding Liren (qui a démontré sa solidité après un démarrage fébrile).

Chess24, autre site spécialisé, note : “Le sang-froid dont a fait preuve Ian, ainsi que la façon dont il s’est sorti de très mauvaises passes, était extrêmement impressionnant ; il s’est par ailleurs révélé impitoyable chaque fois qu’une chance de gagner s’est présentée.”

C’est-à-dire que le maître – qui jouait sous les couleurs de la Fide et non de la Russie en raison de sanctions consécutives à la guerre en Ukraine – est parvenu à imposer son style. Volontiers agressif, Nepo a pour habitude de jouer avec une cadence infernale, quitte à opter pour des décisions hâtives, de quoi mettre une pression au temps à ses adversaires.

“Comment je me sens aujourd’hui ? Réponse traditionnelle : je ne sais pas… Dans ce tournoi, j’ai plus essayé de jouer aux échecs que de jouer pour la victoire [à tout prix]. C’est important. Autre élément important, je n’ai pas joué une seule partie en six heures. J’ai eu la chance de ne pas avoir à jouer trop longtemps” (au contraire de nombre de ses concurrents), a confié le grand maître russe au service de presse de la Fide, relayé par le quotidien russe en ligne Gazeta.ru.

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