«Je ne suis accro à rien»: ces collégiens qui vivent sans téléphone portable

Heidsieck, Louis
Au collège, 63% des élèves de sixième et 88% des troisièmes ont un smartphone en France. / De Syda Productions

TÉMOIGNAGES - Les collégiens concernés disent subir une «pression sociale», même s’ils se sentent «moins accros» et «plus débrouillards».

Elle s’appelle la Waldorf School of the Peninsula, et se situe en plein cœur de la Silicon Valley, à équidistance des sièges de Google et d’Apple. Cette école a pour particularité d’être complètement déconnectée, sans smartphone, sans ordinateur et sans internet, de la maternelle à la terminale, et d’être composée de trois quarts d’enfants de cadres de la vallée high-tech. Alors que ceux qui conçoivent les nouvelles technologies ne consentent même plus à mettre celles-ci dans les mains de leurs enfants, une vague de protestation, «no before 8th grade», a vu le jour aux États-Unis ces dernières années.

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Et depuis mi-août en France, une initiative similaire a été lancée sur les réseaux sociaux par des parents qui ne veulent plus donner de smartphone à leurs enfants avant 15 ans, alors que 63% des élèves de sixième et 88 % pour les troisièmes en possèdent un selon une récente étude de l’association «Approuvé par les familles». En un mois, 3700 parents se sont réunis sur cette page Facebook «Parents unis contre les smartphones avant 15 ans» créée par la Lyonnaise Marie-Alix Le Roy.

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Apprendre «la débrouille»

Les premiers concernés, les collégiens, sont souvent partagés sur l’initiative. Aujourd’hui étudiante en première année de double licence en humanités et sciences politiques, Loïcia, 18 ans, a passé tout son collège sans smartphone. «Mes parents n’ont jamais voulu que je devienne dépendante d’un téléphone, explique-t-elle. Et puis ma mère voulait que j’apprenne à me débrouiller par moi-même, comme elle avait appris elle-même la débrouille à son époque».

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