Elvis, ombre et lumière : Kent signe un requiem en noir et blanc pour le King

Martinot, Philippe
Bourré d’anecdotes et bien documenté, l’album propose en annexe une bibliographie et une discographie très complète. / Editions Delcourt

À partir d’une idée et des textes de Patrick Mahé, le rockeur et dessinateur a posé sa guitare et repris encres et pinceaux pour rendre un hommage au King of Rock.

«Lorsque j’ai appris la mort d’Elvis, je me suis dit en ricanant quelque chose comme “Bon débarras”!» se souvient Kent. C’était le 16 août 1977 et Kent «Hutchinson» avait 20 ans. Lorsque la star, obèse et malade meurt à 42 ans d’une overdose de médicaments, le jeune Lyonnais cherche à s’extraire de l’ennui mortel qui règne alors sur sa banlieue. Armé de sa guitare électrique, il arpente, en tee-shirt, pantalon de skaï et baskets, les scènes de l’Hexagone avec son groupe de rock, Starshooter, un gang de gones labellisé «punk». Cet hyperactif entame au même moment une carrière de dessinateur de BD chez l’éditeur Futuropolis et le magazine Fluide Glacial.

Plus de quarante ans plus tard, l’artiste multimédia (auteur-compositeur, romancier, dessinateur) signe avec le journaliste Patrick Mahé, fin connaisseur de la vie du King, Elvis, ombre et lumière chez Seuil-Delcourt, une biographie du petit gars de Tupelo en bande dessinée. Le 19 octobre, l’infatigable showman est venu avec sa guitare présenter son album devant les membres du fan-club officiel d’Elvis Presley, Elvis my happiness. À l’issue d’une séance de dédicaces, il a interprété, à sa façon, une dizaine de titres chantés par le King: That’s all right, Hearthbreak Hotel, Memories, Suspicious Mind, Love Me Tender… Un hommage à l’artiste en forme de mea culpa.

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«Je connaissais mon histoire élémentaire du rock, sans toutefois tout apprécier rappelle-t-il. Des pionniers, j’avais retenu l’allant de Gene Vincent, les refrains de Chuck Berry et les riffs d’Eddie Cochran. Mais Elvis Presley? Non. Quelques photos du Comeback special 1968, cuir noir, regard charbonneux et moue dédaigneuse, m’avaient toutefois marqué. Malheureusement, comme près d’un milliard de téléspectateurs dans le monde, j’avais (...) Lire la suite sur Figaro.fr

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