Hypothèse d'un troisième confinement : comment les entreprises s’organisent

À La Savonnerie du Midi, 33 000 cubes de savon de Marseille sont produits chaque jour. Le savon est considéré comme un produit de première nécessité. Mais pour un quart des salariés qui travaillent dans les bureaux, un nouveau reconfinement rimerait avec un retour au télétravail. Sur la ligne de production, en revanche, aucun salarié n’a été placé au chômage partiel lors des deux premiers confinements. L’inquiétude est moindre : "Il y a des règles à respecter, on ne peut pas arrêter une phase de fabrication comme ça et la reprendre une ou deux semaines plus tard. La ligne, c’est le cœur de la société et il ne faut pas qu’il s’arrête", explique Franck Chauvet, maître savonnier. 10% de pertes en cas de reconfinement Le plus compliqué pour le patron, si reconfinement il y a, sera de gérer les commandes fluctuantes des clients. "Sur nos circuits de distribution, il y a des clients qui sont en grande difficulté, qui ont ouvert, puis fermé, donc c’est aussi une source d’inquiétudes pour eux", affirme Guillaume Fievet. L’entreprise pourrait perdre environ 10% de ses clients, des boutiques qui auraient l’obligation de fermer. Le président de la société prévoit de se tourner vers l’export pour compenser les pertes potentielles.