Hypothèse d'un reconfinement : l’inquiétude plane dans les petits villages

Les 4 000 habitants d’Erquy (Côtes-d’Armor) ne sont pas soumis au couvre-feu : la perspective d’un reconfinement inquiète. "Ici, ce ne serait pas légitime. On est à l’air, on bouge", dit une habitante. Les commerçants, eux, redoutent l’annonce pour la santé de leur entreprise. "Si c’est 15 jours, ça m’arrange ; j’ai besoin de 15 jours de vacances. Mais après, non, après c’est la mort", commente Thierry Pellerin, propriétaire du bar Le Fréhel. Craintes pour l’avenir Maryline Boulanger, responsable du magasin de souvenirs Le Triskel, ne voit pas non plus le reconfinement d’un bon œil. "Si on ne nous fait pas travailler tout le mois de décembre, ça va être très dur pour nous", dit-elle aux équipes de France Télévisions. Le maire, Henry Labbé, évoque de son côté "des pertes de rentrées pour la commune". En parallèle, les habitants redoutent un afflux massif de personnes dans les résidences secondaires.