Hypothèse d’un troisième confinement : l’inquiétude des commerçants

Dans ce salon de coiffure de Dijon (Côte-d’Or), le téléphone sonne sans arrêt. Avec la menace d’un reconfinement, les demandes de rendez-vous explosent. "On est toujours inquiets parce que psychologiquement c’est difficile. C’est quand même un commerce qui nous fait vivre. Néanmoins, sur les premiers confinements, on a quand même été bien aidés. Et puis, quand on rouvre, les clients affluent immédiatement", explique Nadège Blot, coiffeuse. Des restrictions redoutées Mais pour certains commerçants, un troisième confinement pourrait se révéler dramatique. Alors chacun tente de trouver des solutions. Cet antiquaire négocie avec Bercy pour ouvrir des demi-journées. D’autres misent tout sur la fidélisation des clientes. "On essaye de se rapprocher au maximum d’elles et de leur montrer qu’il existe un lien entre elles et nous, qui perdure quels que soient les événements", indique Pauline Auneau, vendeuse dans une lingerie. Et même si les clients dépensent davantage, les commerçants redoutent de devoir baisser le rideau.