Hydrodynamique : pourquoi les canards nagent en file indienne derrière leur mère ?

·2 min de lecture

Les adorables canetons qui barbotent en ligne indienne derrière leur mère sont en fait des profiteurs! Cette formation leur permet en effet de se déplacer avec un effort moindre, portés par l’énergie de la vague générée par la cane, montrent des scientifiques sino-britanniques. Une découverte qui pourrait avoir des applications dans le domaine de la navigation.

Ce n'est pas si aveuglement que les canetons (mais aussi les oisons, les petits de l'oie) suivent leur mère à la nage en file indienne ! S'ils adoptent-ils immanquablement cette formation, c'est parce qu'ils en tirent de réels avantages hydrodynamiques ont démontré pour la première fois des scientifiques de l'Université de Glasgow (Ecosse) et de l'Université des sciences et technologies du Jiangsu (Chine). Leur recherche, menée grâce à un modèle mathématique capable de calculer avec précision la résistance des vagues produites par un groupe d’oiseaux aquatiques à la queue leu leu vient d'être publiée dans le .

La nage des canetons en file indienne a été modélisée par l'université de Glasgow (Royaume-Uni). Les couleurs du rouge au vert symbolisent la hauteur décroissante des vagues. Crédit : Université de Glasgow

On suspectait déjà que la file indienne réduisait l’effort physique de ceux qui suivent, mais le principe mis en jeu est autrement plus fascinant que celui observé dans une course cycliste, où celui qui précède réduit le frottement de l’air pour ceux qui pédalent en queue. Les spécialistes d'ingénierie océanique et d'architecture navale ont identifié deux phénomènes porteurs : le “chevauchement de vagues” et le “passage d’énergie des vagues”.

Ici, les oisons nagent immanquablement en file indienne derrière leur mère, une bernache du Canada. Crédit : Université de Glasgow

C'est le surf des canards...

Tout d’abord, lorsque le premier caneton nage à un “point idéal” derrière sa mère, un phénomène d’interférence destructeur mais profitable se produit : les ondes produites par la cane se brisent en effet sur celles du bébé. Résultat, la résistance (voir lexique) aux vagues du caneton devient positive, et l’oisillon est poussé vers l’avant. “Il surfe sur les vagues générées par sa mère”, explique le professeur Zhi Ming Yuan, qui a piloté l'étude. Au lieu de nager activement, il utilise donc essentiellement le sillage en dépensant beaucoup moins d’énergie.”

Il[...]

Lire la suite sur sciencesetavenir.fr

A lire aussi

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles