Humour, concertation et "pression" : comment Jean Castex cultive son lien avec sa ville de Prades

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Il revient. Jean Castex est de retour à Prades (Pyrénées-Orientales). Après une semaine d'isolement pour cause de contact avec un ­Emmanuel ­Macron positif au coronavirus, il y a passé les fêtes en famille. Plus précisément à Valcebollère, commune d'une quarantaine d'habitants, dont son épouse, Sandra, originaire de Ria, juste à côté de Prades, est conseillère municipale. Et en respectant les gestes barrière, bien sûr. Une bouffée d'oxygène pour le Premier ministre, qui fêtera bientôt ses six mois à Matignon. Six mois difficiles : outre la triple crise sanitaire, économique et sécuritaire qu'il a à affronter, les critiques pleuvent, depuis quelques semaines, sur ses épaules. Techno, trop autoritaire, pas assez politique… Dans sa ville d'élection, pourtant, c'est presque tout le contraire.

Il soigne ses contacts et "met la pression"

Même ses plus farouches opposants reconnaissent à ­Castex le sens du contact, et de l'humour. "Quand on se croise, il m'interpelle en me tapant sur l'épaule : 'Alors, la rive gauche, comment vas-tu?'", souffle ­Alain Prat de Riu, militant La France Insoumise. Toujours connecté à la boucle WhatsApp du groupe majoritaire à Prades, ­Castex continue à y distiller, depuis Paris, "des blagounettes", glisse une de ses fidèles. Et accepte qu'on le chambre en retour. "Quand il a été nommé délégué interministériel aux Jeux Olympiques de Paris 2024, ça nous a fait bien rire, s'esclaffe ­Agnès ­Anceau, adjointe à la culture et au patrimoine. On ne peut pas di...


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