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Humanitaires tués à Gaza: le Royaume-Uni envisage de ne plus vendre d'armes à Israël

Les familles des trois humanitaires britanniques tués dans le bombardement d’un convoi humanitaire à Gaza dénoncent un « acte inhumain ». À Londres, le ministre des Affaires étrangères, David Cameron, a dû écourter ses vacances de Pâques pour gérer cet incident, dont l’armée israélienne a accepté la responsabilité. Au Royaume-Uni, de plus en plus de politiques réclament désormais l’arrêt des exportations d’armes.

Avec notre correspondante à Londres, Émeline Vin

Les libéraux-démocrates et le parti nationaliste écossais, dans l’opposition, réclament la suspension immédiate des exportations d’armes britanniques vers Israël – un commerce que le gouvernement évalue à 45 millions d’euros par an, une part minime des achats israéliens sur le marché des armes. Le principal parti d’opposition, le Labour, exige quant à lui que l’exécutif publie les mémos de ses conseillers juridiques. La position travailliste est que s’il existe des risques tangibles qu’Israël enfreigne les conventions internationales, alors il faut arrêter les exports.

Ce n’est pas qu’une affaire d’opposition : au moins trois députés conservateurs ont également pris position pour une cessation des ventes, rejoints par plusieurs anciens diplomates. Ces derniers estiment que l’arrêt des exports enverrait un signal fort à Israël.

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