Comme les humains, les bébés phoques peuvent moduler le ton de leur voix

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Tout comme les chauves-souris et les humains, les phoques sont capables d’une grande plasticité vocale, et ce depuis le plus jeune âge comme en témoigne une étude néerlandaise menée sur des bébés phoques de moins de trois semaines.

Avez-vous déjà entendu parler de Hoover, le célèbre phoque qui parle ? Dans les années 1980, il vivait au sein de l’Aquarium de Nouvelle-Angleterre, à Boston (États-Unis), et divertissait les visiteurs avec ses fameuses interjections comme “hello there” (“salut toi”) ou encore “get outta here” (“cassez-vous de là”), que l'on peut entendre dans la vidéo ci-dessous (à environ 6min40s). Évidemment, il ne faut pas s’attendre à un miracle : il ne s’agit pas d’entretenir une conversation avec un phoque. En revanche, Hoover est une parfaite illustration de la capacité de ces animaux à faire preuve d’apprentissage vocal, c’est-à-dire d'émettre des vocalisations, ces sons produits par le larynx chez les mammifères, et d’acquérir de nouveaux sons par imitation.

Cette capacité est à distinguer de ce qu’on appelle la plasticité vocale : le fait de pouvoir moduler le ton de sa voix, autrement dit de la rendre plus aiguë ou plus grave, généralement en réponse à des changements dans l’environnement proche. Absolument essentielle à la production du langage tel que nous le pratiquons au sein de l’espèce humaine, cette aptitude est rare chez les animaux, encore plus chez les mammifères. On la retrouve entre autres , ainsi que .

Une modulation précise et adaptée à l’environnement des bébés phoques

Une équipe du Max Planck Institute for Psycholinguistics (Pays-Bas) s’est intéressée à cette capacité de plasticité vocale chez les jeunes phoques : au (Pays-Bas), un centre de soins et de réhabilitation qui recueille des jeunes phoques malades, blessés ou trop jeunes pour s’en sortir seuls dans la nature, les chercheurs ont étudié huit bébés de l'espèce Phoca vitulina âgés de moins de trois semaines.

Les jeunes phoques communs étaient exposés à différents enregistrements de sons naturels (“essentiellement le bruit du vent”, selon les chercheurs) provenant de la mer des Wadden qui s’étend le long des Pays-Bas. Les chercheurs ont présenté trois variantes sonores de ces enregistrements au[...]

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