France : plus de 140 000 manifestants anti-passe sanitaire, nouvelle baisse de mobilisation

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Plus de 140 000 manifestants hostiles au passe sanitaire ont défilé à travers la France pour le huitième samedi de mobilisation consécutif. Sur tout le territoire, le ministère de l'Intérieur a comptabilisé 20 000 manifestants de moins que la semaine dernière et 21 interpellations.

Plus de 140 000 personnes sont à nouveau descendues, samedi 4 septembre, dans les rues de nombreuses villes de France pour crier leur refus du passe sanitaire, quelques jours après la rentrée scolaire et le lancement d'une campagne de vaccination pour les plus de 12 ans.

Un total de 141 655 personnes, dont 18 425 à Paris, ont manifesté, soit une mobilisation de nouveau en baisse par rapport au samedi précédent, selon le ministère de l'Intérieur. À 19 h, le ministère avait comptabilisé 215 rassemblements, dont cinq à Paris.

La mobilisation est en baisse depuis plusieurs semaines, selon les chiffres du ministère. Le week-end dernier, près de 160 000 manifestants avaient été recensés par les autorités, dont 14 500 à Paris. Il y a quinze jours, environ 175 000 personnes avaient manifesté et près de 215 000 il y a trois semaines, selon le ministère.

Le collectif militant Le Nombre jaune, qui publie un décompte ville par ville, n'avait pas encore donné de chiffres en début de soirée. Il avait recensé quelque 323 000 manifestants en France le week-end dernier.

À Paris, un rassemblement en présence de Florian Philippot

Dans la capitale, des milliers de manifestants ont défilé depuis le pied de la tour Eiffel jusqu'aux Invalides, à l'appel du mouvement des Patriotes de Florian Philippot.

"On boycotte ce passe sanitaire (....) on va mettre une 3e dose de boycott. À la fin, ce passe sanitaire tombera", a lancé Florian Philippot, promettant d'aller "jusqu'à la grève générale s'il le faut", à l'arrivée du cortège, auquel a participé également le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan ou l'avocat Fabrice di Vizio, devenu héros des antivaccins. En chemin, certains ont sifflé les clients des bars et restaurants, les traitant de "collabos", a constaté l'AFP.

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Composé de 500 personnes, pour la plupart non masquées, selon une journaliste de l'AFP, un autre cortège a défilé dans le centre de la capitale, entre Bourse et Palais Royal. De taille similaire, une troisième manifestation s'est achevée place de la Bastille.

Par ailleurs, des manifestants isolés se sont infiltrés peu avant 17 h dans le centre commercial des Halles, entraînant une intervention de la police, a constaté l'AFP.

Au total, 21 personnes ont été interpellées, dont 3 à Paris, a précisé le ministère. Un membre des forces de l'ordre a été légèrement blessé. Selon une étude Odoxa Backbone consulting, publiée jeudi par Le Figaro, 67 % des Français approuvent le passe sanitaire, que le président Emmanuel Macron n'a pas exclu d'étendre au-delà du 15 novembre.

"Non à la discrimination. Non à l'intimidation : liberté"

À Marseille, 2 500 personnes sont parties du Vieux-Port, la grande majorité sans masque, sous un franc soleil et à grand renfort de drapeaux français. "C'est toujours non au passe sanitaire, ni mouton. Non à la discrimination. Non à l'intimidation : liberté", indiquait une pancarte.

Ils étaient également 7 000 à Montpellier, 3 700 à Lyon, répartis en deux cortèges, 2 900 à Nice, 2 700 à Lille, 2 400 à Nantes, selon la préfecture (3 950 la semaine dernière) et 700 à Saint-Nazaire.

À Rennes, on a dénombré 1 500 manifestants (2 000 la semaine dernière), selon la préfecture, où parmi les pancartes on pouvait lire "Injection ARNm, solution pour la dépopulation ?".

Ils étaient 2 900 "au plus fort" de la manifestation à Bordeaux, selon la préfecture, 1 500 à Besançon et 2 200 à Strasbourg, au milieu de nombreux drapeaux français et plusieurs bonnets phrygiens.

"On va se faire virer le 15 septembre, je trouve çà totalement injuste. On sauve des vies, on est présents pour la population, et on se retrouve arrêtés, on n'a plus le droit de travailler juste parce que le président a décidé qu'il fallait nous mettre de côté", a lancé Norbert, un pompier de 45 ans qui a refusé de donner son nom.

Avec AFP et Reuters

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