Huile de palme au Cameroun : une procédure contre Bolloré validée en appel en France

En France, la cour d'appel de Versailles a validé jeudi 9 juin la procédure intentée par plusieurs ONG et syndicats contre le groupe Bolloré. Ces organisations ont saisi la justice française en 2019 pour demander l'application de mesures améliorant les conditions de vie des travailleurs et riverains de plantations d'huile de palme au Cameroun.

Pour Sherpa, qui fait partie des organisations à l'origine de cette procédure, la décision de la cour d'appel de Versailles constitue un pas de plus vers l'amélioration des conditions de vie des riverains et travailleurs des plantations de la Socapalm, une entreprise d'huile de palme au Cameroun, indirectement détenue par Socfin, elle-même détenue par le groupe Bolloré.

Concrètement, la décision de la cour d'appel de ce jeudi, qui confirme une autre rendue l'an dernier, permet à la procédure contre le groupe Bolloré de suivre son cours.

Pour rappel, 10 associations et syndicats français, camerounais, belge et suisse ont saisi la justice en 2019 pour demander l'application d'un plan d'actions en faveur des riverains et travailleurs de ces plantations camerounaises.

A lire aussi France: le groupe Bolloré poursuivi pour le non-respect d’un plan signé au Cameroun

Dans son communiqué, Sherpa rappelle qu'un accord existe avec le groupe Bolloré, après une médiation entamée en 2010. À terme, les associations souhaitent que la justice oblige le groupe Bolloré à exercer son influence sur les filiales et sur ses partenaires, pour que les conditions de logement, de transport, et la sécurité des travailleurs et riverains s'améliorent.

Lire la suite

VIDÉO - Avez-vous entendu parler du greenwashing ?

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles