Hugo Marchand danse sa vie !

Par Brigitte Hernandez
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Hugo Marchand, Le Lac des cygnes.
Hugo Marchand, Le Lac des cygnes.

« Danser », dit-il, sur la couverture de ce livre qui devrait être offert à tous les apprentis, danseurs ou autres, à tous ceux qui cherchent et doutent. Danser. Avant tout. C'est sa vie. Sentir que la danse prend corps ici, dans ce corps qui dépasse tous les autres. Accepter l'expérience qui chasse l'échec, faire face à l'échec qui repousse tout, assembler l'instinct et le savoir, le frémissement et la maîtrise, reprendre chaque jour comme si rien n'avait été appris. Voici ce que raconte ce livre. Avant tout, dit Hugo Marchand : « J'aime ma vie, violente, agitée, très haut, très bas, pas de confort. »

Et de confort, il y en a peu dans cette loge au deuxième étage de l'Opéra Garnier ? la Maison, comme on la nomme. Une banquette un peu spartiate, un miroir, les trucs qui traînent, chaussons, collants, et sur un mur, en hauteur, une photo, la seule, de lui Hugo écoutant William Forsythe lors d'une répétition.

Il est beau. Pas timide, bien élevé, la voix bien placée, un langage bien construit, le vocabulaire précis et sans clichés. Mais quels mots pour dire sa danse ? Affolante et juste, envolée lyrique et technique au cordeau. Sur scène, Marchand marche sur l'air, la touche « Plus » enfoncée au maximum. Depuis sa nomination d'étoile à 23 ans, il fait exploser l'applaudimètre lors du défilé du ballet. Pas cette année. Le gala a vu défiler chaque élève et danseur en silence, masqué, sans public.

« Je veux danser »

Il est loin de la bête de scène, trop élégant, tr [...] Lire la suite