HSBC a choisi son camp : la Chine

De notre correspondant à Londres, Marc Roche
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Des bureaux de HSBC à Hongkong,  en janvier 2021. La banque réalise 86 % de ses bénéfices en Asie.
Des bureaux de HSBC à Hongkong, en janvier 2021. La banque réalise 86 % de ses bénéfices en Asie.

Entre l'Occident et Pékin, le géant bancaire britannique HSBC a fait son choix : la Chine. L'ancienne Hongkong and Shanghai Banking Corporation entend profiter à bon escient de sa position unique ? la plus chinoise des banques occidentales et la plus européenne des banques chinoises ?, quitte à se mettre aux ordres de Pékin.

Lors de son audition à la fin janvier, Noel Quinn n'en menait pas large face aux députés de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des communes. Le directeur général de HSBC avait été convoqué à la suite de la vive polémique créée par la fermeture des comptes de plusieurs activistes du mouvement démocratique de Hongkong, dans le collimateur des autorités chinoises.

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Face à l'hostilité des parlementaires devant cette reddition aux exigences chinoises, le banquier a répété son leitmotiv. « Je ne suis pas en position de faire un jugement moral ou politique sur cette matière. Nous devons respecter la loi », a-t-il déclaré à propos d'une requête de la police de Hongkong de clôturer les comptes de figures du combat prodémocratie.

Un géant aux pieds d'argile

Mais il n'était pas question de faire acte de contrition, de présenter ses excuses. Quinn a esquivé toutes les questions. Il a défendu bec et ongles son plus proche collaborateur, Peter Wong, chef des activités asiatiques de HSBC, qui avait apporté un soutien public à l'implacable répression orchestrée [...] Lire la suite