Hoshi et Eddy de Pretto s'engagent pour la proposition de loi contre les thérapies de conversion

Benjamin Pierret
·3 min de lecture
Eddy de Pretto et Hoshi - Capture d'écran YouTube / Alain Jocard - AFP
Eddy de Pretto et Hoshi - Capture d'écran YouTube / Alain Jocard - AFP

"Rien à guérir", c'est avec ce hashtag que les chanteurs Eddy de Pretto et Hoshi s'engagent en faveur de la proposition de loi pour interdire les thérapies de conversion, des programmes qui prétendent modifier l'orientation sexuelle ou l'identité de genre des personnes homosexuelles ou transgenres. Les deux artistes ont publié jeudi des stories sur leur compte Instagram respectif dans lesquelles ils demandent à Christophe Castaner, président du groupe LREM à l'Assemblée nationale, d'en programmer l'examen à l'Assemblée.

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La proposition de loi 4021 a été déposée par la députée LREM de l'Allier Laurence Vancunebrock en juin dernier. Mais le gouvernement privilégiait une autre option, celle d'amendements lors de l'examen du projet de loi sur les principes républicains.

Des pratiques "dévastatrices"

En novembre, un collectif de rescapés de ces thérapies, intitulé Rien à guérir, a publié une tribune dans Le Monde dans laquelle ils regrettaient "que le gouvernement ne s'appuie pas sur la proposition de loi existante, qui est le fruit de trois ans de travail, d'auditions, de discussions avec certains d'entre nous, victimes de ces pratiques".

Dans cette même tribune, ils décrivaient des pratiques "dévastatrices", à travers "des sessions spirituelles, des accompagnements thérapeutiques ou spirituels, des exorcismes, des rassemblements de prière, des jeûnes ou tout autre type de pressions", encouragées par "une vision obscurantiste de la religion ou par une pratique datée de la psychologie".

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Dans la foulée d'Eddy de Pretto et Hoshi, la vidéaste star d'Instagram Marie Papillon a publié plusieurs vidéos sur le réseau social pour demander à Christophe Castaner d'inscrire l'examen de cette proposition au calendrier. Des vidéos relayées par le compte Twitter de Rien à guérir.

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Vide juridique

La présence en France de ces thérapies de conversion, très répandues aux Etats-Unis, est étudiée par Laurence Vancunebrock depuis des années. Une première mission parlementaire s'est réunie sous son impulsion en 2019. Cette année-là, elle s'était confiée à BFMTV sur la présence de ces thérapies de conversion dans l'Hexagone, et sur la difficulté de les contrer sans une loi dédiée:

"Le recensement des personnes victimes des thérapies de conversion est difficile car elles ne déposent pas plainte. Le peu de gens qui ont voulu le faire ont été confrontés en commissariat ou en gendarmerie à des forces de l’ordre qui n'avaient aucune connaissance du sujet. Elles prennent parfois la plainte mais sous une appellation approximative et une référence du code pénal qui ne correspond pas à l’infraction, comme elle n’existe pas dans le code pénal".

Elle avait également détaillé la barbarie de certains traitements imposés aux victimes: "Je ne peux pas citer le nom de la clinique ou des médecins en raison du secret de l’audition, mais il existe une clinique privée à Montpellier où deux psychiatres pratiquent la sismothérapie, à savoir des électrochocs. Quand j’ai entendu le témoignage du jeune qui m’en a parlé, j’étais sidérée."

Article original publié sur BFMTV.com