Nos hormones semblent fluctuer en synchronisation avec les saisons

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La plupart de nos hormones, comme le cortisol, la testostérone ou l'œstradiol, atteignent leur pic en hiver-printemps, et leur plus bas niveau en été, d'après une large étude.

Nos fonctions reproductrices, métaboliques ou de croissance pourraient fluctuer en fonction des saisons, comme pour les autres animaux, d'après une grande étude israélienne publiée dans la revue . Toutes ces fonctions biologiques sont en effet régies par nos hormones, qui pourraient elles-mêmes être sous l'influence de la luminosité. Résultat, les habitants des pays les plus éloignés de l'équateur pourraient avoir une fluctuation hormonale très significative !

11 hormones suivies dans six millions d'analyses de sang et d'urines

"Beaucoup d'animaux vivant dans des climats tempérés ont des cycles forts : par exemple, ils donnent tous naissance à la même saison. Nous pensons que nos systèmes hormonaux ont des 'points de régulation' qui produisent des pics, par exemple en matière de stress ou d'hormones de reproduction", avance dans un communiqué le chercheur Alon Bar, co-auteur de ces travaux. A l'Institut Weizmann (Israël), les scientifiques ont analysé six millions de prises de sang et d'échantillons d'urine provenant de 3,5 millions d'Israéliens âgés de 20 à 80 ans. Dans leur ligne de mire se trouvaient 11 hormones différentes, régulant la reproduction, la croissance, le métabolisme et l'adaptation au stress. Quatre d'entre elles sont des hormones dites "pituitaires", produites par la glande du même nom (aussi appelée "hypophyse") pour déclencher la production des autres hormones, appelées "effectrices". Parmi ces dernières, on compte par exemple le cortisol, régulatrice de la réponse au stress, ou les hormones sexuelles telles que la testostérone et l'œstradiol, régulant les fonctions reproductrices.

Les hormones humaines ont une saisonnalité

Résultat, la quantité de ces 11 hormones fluctue toujours selon une saisonnalité, mais pas toujours de concert. Les hormones effectrices comme le cortisol, la testostérone et l'œstradiol montraient un pic entre la fin de l'hiver et le début du printemps respectivement chez les hommes et les femmes. En revanche, la testostérone[...]

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