"Honte", "dangereux": le discours d'Emmanuel Macron sur les législatives fait réagir l'opposition

Emmanuel Macron - GONZALO FUENTES / POOL / AFP
Emmanuel Macron - GONZALO FUENTES / POOL / AFP

Une prise de parole surprise qui interroge dans l'opposition. Ce mardi, Emmanuel Macron s'est exprimé depuis l'aéroport de Paris-Orly, notamment pour revenir sur les résultats des élections législatives. Au coude-à-coude avec la Nupes, et risquant de n'obtenir qu'une majorité relative à l'Assemblée nationale, le chef de l'État a demandé aux Français de soutenir son camp et appelé à un "sursaut républicain".

Un discours prononcé avant une visite en Europe de l'Est qui n'a pas manqué de faire réagir l'opposition, et en particulier la Nupes, alors qu'Emmanuel Macron n'a pas donné de consigne claire pour les duels entre la coalition de gauche et le Rassemblement national pour le second tour ce dimanche.

"On a un président qui perd ses nerfs, qui fait preuve d'une grande fébrilité. (...) Il y a une tentative de diabolisation qui tombe parfaitement à plat parce que nos propositions pour le climat, la justice sociale, les services publics sont massivement soutenues, on l'a vu: nous sommes arrivés en tête dimanche soir", explique Julien Bayou sur notre antenne.

"Je trouve vraiment dangereux que le président puisse se dire que s'il est battu, c'est la République qui est battu", a-t-il ajouté.

"Honte"

Dans un tweet teinté d'ironie, Sandrine Rousseau, arrivée en tête à Paris lors du premier tour dimanche, déclare de son côté: "avec ce vent de panique qui souffle fort, l’avion présidentiel va arriver plus vite que prévu en Roumanie".

"Le 11 avril, nous avons appelé à voter Macron pour battre l'extrême-droite parce que nous défendons les valeurs de la République que le RN veut écraser : liberté, égalité, fraternité. Emmanuel Macron a choisi son camp : son parti, au détriment de l'avenir de la France. Honte", tweete pour sa part Sandra Regol, secrétaire nationale adjointe d'Europe Écologie-Les Verts et candidate Nupes à Strasbourg.

Des critiques à droite aussi

Mais les candidats de gauche ne sont pas les seuls à critiquer cette position. La sénatrice LR Valérie Boyer a critiqué le président pour sa position. "Une fois encore nous avons droit au 'c'est moi ou le chaos'. Cela le dérangeait moins lorsqu'il comptait sur les voix de LFI pour la présidentielle", a-t-elle écrit sur Twitter.

Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, a quant à lui repris les propos du chef de l'État à son compte. "Si aucune voix ne doit manquer à la République, alors il faut voter Rassemblement National. Nous sommes les seuls à défendre la République dans cette élection", a-t-il déclaré ce mardi selon Europe 1.

Article original publié sur BFMTV.com

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