La Hongrie se résout à créer une autorité anticorruption pour recevoir des fonds de l’UE

Alors que l’Union européenne a attribué près de six milliards d’euros à la Hongrie pour relancer son économie post-Covid-19, le pays n’était pas sûr de toucher aux fonds. Car Bruxelles exige plus de transparence dans son utilisation : la Hongrie est le deuxième pays le plus corrompu d’Europe, et selon plusieurs rapports, cela va jusqu’au sommet de l’État. Pour obtenir le déblocage des fonds, le gouvernement de Viktor Orban a annoncé lundi 5 septembre vouloir créer une Autorité chargée de lutter contre la corruption.

Avec notre correspondante à Budapest, Florence La Bruyère

Plusieurs rapports du Parlement européen pointent un régime corrompu jusqu’au sommet : la manne européenne profite surtout à la famille et aux amis du Premier ministre. En termes de lutte contre la corruption, la Hongrie est le deuxième pays le plus corrompu d’Europe.

Avant sa réélection en avril dernier, le Premier ministre Viktor Orban assurait qu’il n’avait pas besoin de l’argent européen. Mais depuis, la situation économique s’est dégradée : les caisses de l’État sont vides, car le gouvernement a fait beaucoup de cadeaux aux électeurs.

Budapest va également mettre en place un groupe de travail chargé de conseiller la nouvelle autorité, groupe qui sera composé de délégués du gouvernement et de représentants d'organisations non gouvernementales (ONG).

La nouvelle autorité anti-corruption devrait voir le jour d’ici fin novembre.


Lire la suite sur RFI