Hongrie : le président du parlement compare les homosexuels aux pédophiles

LExpress.fr
Laszlo Köver a déclaré que "du point de vue moral", le comportement d'un pédophile et d'un couple homosexuel cherchant à adopter un enfant était le même.

Les propos ont suscité l'indignation. Le président du parlement hongrois a assimilé les homosexuels à des pédophiles, des propos jugés ce jeudi "dangereux" par l'opposition et des associations LGBTQ. 

Membre du parti conservateur et souverainiste du Premier ministre Viktor Orban, le président du parlement, Laszlo Köver, a estimé mercredi, en parlant des homosexuels, que "d'un point de vue moral, il n'y a pas de différence entre le comportement d'un pédophile et entre celui d'un couple d'homosexuels qui demande l'adoption car l'enfant est un objet du désir dans les deux cas".  

"Viré à l'extrême droite"

"Il devrait avoir honte.. et il est président du parlement !" s'est indigné Timea Szabo du parti de centre gauche Dialogue. Pour la députée indépendante Bernadett Szel, l'une des principales figures de l'opposition, le Fidesz "a viré à l'extrême droite" et n'a plus "d'inhibitions". 

LIRE AUSSI >> Européennes : les électeurs fantômes de Viktor Orban 

Un autre parti de centre gauche, DK, a prévenu que ses députés ne se lèveront plus pour saluer le président du parlement qualifié de "criminel politique". "Comparer la volonté de devenir parent adoptif à la pédophilie ne blesse pas seulement les parents LGTBQ, mais tous les parents adoptifs", a observé la principale association hongroise défendant les personnes homosexuelles, bisexuelles et transsexuelles. 

Le gouvernement hongrois de Viktor Orban dit défendre la "famille traditionnelle" et s'oppose au mariage entre personnes du même sexe au nom des "valeurs chrétiennes" de la société auxquelles fait référence la Constitution hongroise révisée en 2011 par la majorité conservatrice de Viktor Orban. 

Retrouver cet article sur L'Express.fr

Hongrie : le président du parlement compare les homosexuels aux pédophiles

Européennes : les électeurs fantômes de Viktor Orban

Albright et le goût perdu de la liberté

En Hongrie, Sarkozy prend la défense de son "ami" Viktor Orban