La Hongrie, le pays où la vie devient vraiment plus chère

En Hongrie, l'inflation sur les produits alimentaires a atteint les 40% en un an. Légumes, fruits ou encore viande pèsent aujourd'hui bien lourd dans les paniers des ménages. | Eduardo Soares via Pexels
En Hongrie, l'inflation sur les produits alimentaires a atteint les 40% en un an. Légumes, fruits ou encore viande pèsent aujourd'hui bien lourd dans les paniers des ménages. | Eduardo Soares via Pexels

À Budapest (Hongrie).

À l'entrée des supermarchés hongrois, les affiches sont immanquables depuis le 1er février. En dessous d'un panneau «stop» rouge, une liste sur fond bleu indique le plafonnement à leur niveau du 15 octobre 2021 des prix du sucre en poudre, de la farine de blé de type 55, du lait UHT 2,8%, de l'huile de cuisson à base de tournesol, de certains morceaux de poulet et de la cuisse de porc. Ce 9 novembre, le gouvernement y ajoutait les œufs et les pommes de terre, bloqués aux tarifs du 30 septembre. Une décision qui ne fait pas l'unanimité: les producteurs craignent de vendre à perte et les petits commerçants estiment être désavantagés par rapport aux grandes surfaces.

Comme pour les autres denrées, les principales enseignes de grande distribution limitent les quantités d'achat par crainte de pénuries, alors qu'une inflation exceptionnelle touche la Hongrie. Entre les mois d'octobre 2021 et 2022, la hausse des prix a atteint 21,1%, valeur record depuis 1996. Sur la même période, l'inflation alimentaire s'est élevée à 40% dans le pays, champion européen du classement.

Selon le bureau national de statistiques KSH, le prix des œufs a augmenté de 87,9%, ceux du pain de 81,4%, des produits laitiers de 75,4%, du fromage de 74,7%, du beurre de 71,6% et des pâtes de 58,6% en l'espace de douze mois.

«Moins de viande et de bon pain»

Le gouvernement bloque aussi le prix des carburants à 480 forints (1,17 euro) le litre depuis le 15 novembre 2021, gèle les taux d'intérêts des crédits bancaires depuis le 24 décembre dernier et continue d'encadrer les tarifs de l'énergie en dessous de 210 kilowattheures d'électricité et de 144 mètres cubes de gaz par mois. Mais ces mesures ne parviennent pas à enrayer l'escalade inflationniste, entamée l'automne dernier et nourrie par les cadeaux du pouvoir en place avant les...

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