Hongrie. Orbán en difficulté à Bruxelles après l’accord sur l’état de droit

Courrier international (Paris)
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Les eurodéputés et les représentants des vingt-sept États membres de l’UE ont approuvé un compromis visant à conditionner le versement de fonds européens au respect de l’état de droit. Le gouvernement Orbán et la presse qui soutient le pouvoir dénoncent un “chantage” destiné à infléchir la politique migratoire hongroise.

La Hongrie, régulièrement pointée du doigt par l’Union européenne pour ses dérives antidémocratiques, risque-t-elle de se voir amputée des précieux fonds structurels dont elle profite largement ? La pression sur Budapest augmente après la signature, jeudi 5 novembre, d’un accord provisoire entre les eurodéputés et États membres visant à conditionner le versement des aides au respect de l’état de droit. Le gouvernement, qui s’était opposé à ce mécanisme dès le début des négociations sur le plan de relance post-coronavirus et le budget 2021-2027, dénonce un “chantage” par le biais de la ministre de la Justice, Judit Varga.

“L’exécutif magyar vient de perdre une sérieuse bataille à Bruxelles car la plupart des revendications du Parlement ont été légitimées. La Hongrie pourrait risquer gros si elle va à l’encontre des valeurs de l’Union”, commente le site d’informations Index. “La volonté de George Soros s’est concrétisée au sein du Parlement européen”, dénonce le portail Origo, proche de l’exécutif, accusant le milliardaire devenu la bête noire de Budapest d’avoir proposé de ne pas verser d’argent européen aux États membres qui, comme la Hongrie, refusent les migrants.

“Le combat continue”

Interrogé ce vendredi 6 novembre dans le cadre de son interview hebdomadaire sur la radio publique Kossuth, le Premier ministre Viktor Orbán parle d’un

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