La Hongrie interdit la reconnaissance des personnes trans

Le HuffPost avec AFP
Depuis 2018, le Premier ministre hongrois Viktor Orban promeut les valeurs chrétiennes et traditionnelles, jusqu'à se mettre l'UE à dos. 

LGBT - La Hongrie a interdit ce mardi 19 mai l’inscription du changement de sexe à l’état civil et la reconnaissance juridique de l’identité de genre des personnes transgenres, malgré de nombreuses protestations internationales.

Un amendement législatif, l’article 33, définissant le genre par le “sexe biologique basé sur la naissance et le génome”, a été voté par le parlement hongrois, où le gouvernement du Premier ministre souverainiste Viktor Orban dispose de la majorité des deux tiers.

Adopté avec 134 voix contre 56 et 4 abstentions, il prévoit l’inscription non modifiable du sexe des personnes à leur naissance dans un registre national et sur les documents d’identité, empêchant les personnes transgenres et intersexes de changer de nom et d’obtenir des papiers correspondant à leur identité de genre. Auparavant, elles étaient autorisées à demander un changement de sexe auprès de l’état civil, dans ce pays membre de l’Union européenne depuis 2004.

Nombreuses condamnations internationales 

“Il est triste et scandaleux que le Parlement ait décidé d’adopter cette loi odieuse au mépris des préoccupations soulevées par des dizaines d’organisations de la société civile et d’organismes internationaux, dont le Conseil de l’Europe, le Parlement européen et divers organes des Nations unies” a réagi auprès de l’AFP Tamas Dombos, membre du conseil d’administration de l’Alliance hongroise LGBT.

“Nous utiliserons toutes les voies juridiques possibles pour contester cette loi devant les tribunaux hongrois et internationaux”, a-t-il ajouté.

L’ONG Amnesty International a estimé que les dispositions “vont à l’encontre des obligations internationales et nationales de la Hongrie concernant plusieurs droits humains”.

En France, l’association SOS Homophobie a quant à elle déploré l’adoption de cette loi en Hongrie. Elle a aussi demandé à Jean-Yves Le Drian, le ministre français des Affaires étrangères de prendre position contre cette “négation d’un doit fondamental”. 

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