Hongrie: une Française de 71 ans enfermée un an et demi dans un cabanon de jardin

S.B.-E.
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La police hongroise à la frontière croato-hongroise dans le village de Baranjsko Petrovo Selo, en Croatie, le 4 octobre 2015. (Photo d'illustration) - Elvis Barukcic - AFP
La police hongroise à la frontière croato-hongroise dans le village de Baranjsko Petrovo Selo, en Croatie, le 4 octobre 2015. (Photo d'illustration) - Elvis Barukcic - AFP

Une retraitée française âgée de 71 ans a été séquestrée un an et demi dans un abri de jardin insalubre en Hongrie par un couple qui voulait profiter de sa maison, a indiqué la justice ce jeudi.

Après avoir gagné la confiance de la vieille dame qui profitait depuis les années 1990 d'une résidence à Siofok (ouest) non loin du célèbre lac Balaton, l'homme de 42 ans et la femme de 41 ans ont emménagé chez elle. Puis ils l'ont persuadée de faire don de son appartement à leur enfant mineur tout en conservant son droit d'usufruit, selon un communiqué du bureau du procureur général du comté de Siofok.

Nourrie une fois par jour

En 2017, prétextant des travaux de rénovation, ils l'ont fait déménager avant de l'enfermer début 2018 à la suite d'une dispute dans un cabanon délabré de 6m2 situé au fond d'un jardin.

La cabane grillagée, non isolée, fermée depuis l'extérieur, qui avait auparavant servi d'abri pour les cochons et de remise, n'offrait ni chauffage, ni commodités. Elle était équipée d'un lit, d'une table, d'une lampe de chevet et d'une radio. Le couple venait pour nourrir une fois par jour leur victime, autorisée parfois à marcher sous surveillance.

En mars 2018, des voisins qui s'inquiétaient de l'absence de la dame ont prévenu la police et le couple l'a ramenée un temps chez elle, pour rassurer tout le monde, avant de l'enfermer à nouveau dans son cabanon. Ce n'est qu'en septembre 2019, après un signalement, que les forces de l'ordre sont venues la libérer.

L'homme et la femme ont été inculpés pour privation de liberté et harcèlement. Ils encourent quatre ans et demi de prison. Leur procès devrait commencer "dans six mois", a indiqué à l'AFP un porte-parole du procureur, Gabor Caspo.

Article original publié sur BFMTV.com