Hongrie: une délégation de l'UE à Budapest pour y évaluer la situation de l'État de droit

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Le plan de relance hongrois est toujours en suspens car la Commission européenne ne l’a toujours pas validé. La procédure d'examen devait théoriquement s'achever le 30 septembre, mais la Commission veut s’assurer de la conformité du plan avec une série de critères fixés par les règles européennes. C’est dans ce contexte qu’une délégation d’eurodéputés vient d’effectuer une visite à Budapest, pour y évaluer la situation de l’État de droit.

Il y a trois ans, les députés européens adoptaient le rapport Sargentini, qui affirmait que la Hongrie violait les valeurs de l’Union européenne et demandait l’activation de l’article 7 du traité, pouvant aboutir à la suspension de son droit de vote. Depuis, les choses ne se sont pas arrangées : verrouillage du système judiciaire, utilisation de statuts opaques de « fondations publiques » dans le domaine culturel et universitaire, ou encore d'atteinte aux droits de personnes LGBT.

L’eurodéputée du groupe des Verts, Gwendoline Delbos Corfield, a conduit la délégation, qui a eu droit à un accueil particulier à Budapest. « On avait des caméras qui nous suivaient partout et qui nous disaient "est-ce que vous êtes contre la protection des enfants ? Est-ce que vous voulez du mal aux enfants ?" Une de mes collègues a vu sa vie étalée dans la presse, sur le fait qu'elle vive avec une femme à Bruxelles et qu'elle ait des enfants », détaille-t-elle.

Parmi les points de contentieux entre l’UE et la Hongrie : une loi entrée en application cet été, qui bannit des médias toute représentation de l’homosexualité auprès des mineurs.

« On a presque mis (en Hongre, NDLR) sur un pied d'égalité les personnes homosexuelles et les pédophiles, déplore Isabel Wisler Lima, du groupe PPE. Eux, ils disent que cette loi, c'est une loi pour protéger la famille et on n'en parle plus. Il y a comme une barrière. C'est-à-dire que tout ce que nous posons comme problème est vu comme quelque chose qui n'a pas à être traité et qui ne pose pas de problème. »

Le rapport de la délégation de la commission des libertés civiles du Parlement européen pourrait être publié d’ici à la fin de l’année.

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