Hongrie, Équateur et SpaceX : les informations de la nuit

JOHANNA GERON / REUTERS

UE : la Hongrie torpille le projet d’impôt minimum pour les multinationales. Alors que la France avait déjà mis le champagne au frais, la Hongrie a mis son veto vendredi à la transposition dans le droit européen de l’impôt minimum de 15 % sur les bénéfices des multinationales, dont le principe avait été approuvé l’an dernier par près de 140 pays. La France souhaitait couronner sa présidence du conseil de l’Union européenne (UE), qui s’achève le 30 juin, par l’adoption de ce texte, qui aurait fait de l’UE la première puissance économique à passer des paroles aux actes. Seule la Pologne s’était opposée un temps à la mesure, mais Paris avait fini par décrocher le feu vert de Varsovie – jusqu’au revirement de dernière minute de la Hongrie. “La réunion des ministres des Finances européens, vendredi au Luxembourg, représentait la dernière chance pour Paris d’obtenir un accord. La tâche reviendra désormais aux Tchèques, qui prendront la présidence de l’UE en juillet”, observe Politico.

Équateur : le président déclare l’état d’urgence. Après cinq jours de manifestations et de blocage de nombreux axes routiers, le président équatorien Guillermo Lasso a décrété vendredi soir l’état d’urgence dans trois provinces du pays, dont celle de la capitale Quito. “Aujourd’hui, j’ai lancé une invitation au dialogue, et la réponse a été une recrudescence de la violence. Il n’y a aucun désir de trouver une solution”, a accusé le président Lasso. Les déclarations du chef de l’État interviennent “au cinquième jour de la grève nationale organisée par la Confédération des nationalités indigènes de l’Équateur (Conaie), soutenue par plusieurs organisations sociales”, observe le site équatorien Primicias. “Ces groupes ont une liste de dix revendications, pour lesquelles ils attendent une réponse du gouvernement”. Parmi les demandes, figurent la baisse du prix du carburant et la régulation du prix des produits agricoles.

SpaceX licencie plusieurs salariés, pour avoir critiqué Elon Musk. Un petit groupe de salariés de l’entreprise spatiale SpaceX, qui avaient rédigé une “lettre ouverte” critiquant le comportement public de leur patron, Elon Musk, ont été licenciés, a révélé The Verge vendredi. La lettre est restée accessible sur une messagerie interne de SpaceX pendant 32 heures et a été signée par plus de 400 employés, précise le site. “Le contenu était fort : les employés affirmaient que le comportement d’Elon Musk ces dernières semaines était une source de honte et de distraction pour la compagnie”, écrit The Verge. Le texte faisait également référence aux récentes accusations de harcèlement sexuel à l’encontre du multimilliardaire, également propriétaire du constructeur automobile Tesla.

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