Hong Kong : la liberté de la presse enterrée par Pékin

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Depuis minuit heure locale, les articles de CitizenNews ne sont plus mis à jour. Les 800.000 abonnés peuvent toujours aller sur le site comme on va au musée. C’est comme un canard sans tête qui court encore. Les journalistes de CitizenNews ont décidé de se saborder. Pourquoi ? Parce qu’ils ont peur. Il faut les comprendre : ils sont chevronnés, ils ont une vie, une famille, pas de vocation au martyr. Ils ont vu la semaine dernière, sept confrères d’un titre concurrent (Stand News) jetés au cachot.

Le monde s'est résigné au pire

 

Le rédacteur en chef et son prédécesseur sont inculpés pour "conspiration en vue de réaliser une publication subversive". Ça va leur coûter cher. On ne sait pas combien. C’est flou, c’est toujours comme cela. On ne connait pas non plus les contours d’application de la loi sur la sécurité nationale qui impose aux médias de ne publier que des "infos sûres".

Dans le doute, une "info sûre" est une info qui plaît au Parti communiste chinois. Mais comment savoir si telle ou telle nouvelle ne va pas lui déplaire ? C’est une question de rapport de forces. CitizenNews a arrêté de jouer au chat et à la souris à l’heure même où les nouveaux élus du Conseil législatif de Hong Kong prêtaient serment de loyauté à Pékin. 89 de ces 90 élus ont applaudi à grands cris la fermeture de Stand News. On s’interroge sur le 90ème, celui qui n’a pas aboyé avec la meute.

Six mois pile après l’instauration de la loi de Sécurité nationale, Hong Kong est une région administrative ...


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