Hong Kong: le juge en chef de la Cour suprême, sur le départ, plaide pour une justice indépendante

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À Hong Kong, le chef de la Cour suprême, le juge en chef Geoffrey Ma va quitter ses fonctions la semaine prochaine après dix ans à la tête de la justice dont l’indépendance a été fréquemment questionnée. Surtout depuis l’emprise grandissante de Pékin pour qui la justice doit être au service du pouvoir et non un contre-pouvoir.

Avec notre correspondante à Hong-Kong, Florence de Changy

Il a fait ses adieux aujourd’hui lors d’une dernière conférence de presse et a réitéré l'importance de l'indépendance de la justice. Le juge en chef Geoffrey Ma restera sans doute dans la mémoire des Hongkongais comme un bon juge, un juge juste, même si toute la partie de la population de Hong Kong, qui aimerait voir des réformes démocratiques, a parfois eu l’impression que même la Justice se pliait aux volontés de Pékin.

Pas de pression…

C’est d’abord à ces fausses accusations qu’il a répondues mardi 5 janvier. « Est-ce que la justice est sous pression de la part du gouvernement ou de la part de Pékin pour faire certaines choses ? Est-ce que j’ai subi ce genre de pression au cours de ces 10 dernières années, ma réponse, sincère, est : NON. »

Le juge Ma a toutefois exprimé quelques réserves sur les appels à reformer la justice. Alors que le système juridique de Hong Kong est basé sur le droit anglo-saxon, les autorités chinoises ont fait plusieurs remarques depuis quelques mois laissant entendre que l’indépendance de la justice ne devait en aucun cas nuire au gouvernement. « On ne peut pas vouloir changer la justice, sur la base de jugements qui plaisent ou non », a-t-il clairement dit.

Sauvegarder l'État de droit

Et même s’il a beaucoup entendu dire récemment que Hong Kong avait beaucoup changé, une chose qui n’a pas changé a-t-il affirmé, c’est l’attitude de l’appareil juridique pour sauvegarder l’État de droit.